La fois où-- j'ai mis ma vie en danger
Dans la série « La fois où!! » voici quelques - une de celles où j’ai mis ma vie en danger….M’enfin presque, mettons que vous jugerez vous même.1- Ste-Hyacinthe , début de l’été 70, un nouveau venait d’arriver en ville, et s'était déjà établi en peu de temps une réputation de « grand parleur, petit faiseur » donc notre gang étant socialement éducative , nous avions décidé d’en finir avec sa mauvaise manie.
On l’avait habilement manipulé pour l’amener à nous proposer l’épreuve de courage « ultime » (pour une bande de gamin de 10 ans…) soit la traversé du pont en construction, on devrait plutôt dire " La traversé sous le pont". S’agissait de traverser le pont en construction entre Douville et le village de La Providence enjambant la Yamaska. En longeant le côté des poutre d’acier principale sous le tablier suspendu au dessus du vide avec pour se tenir une barre d’acier utilisé par les monteurs pour se rendre aux sections de boulonnage.
Donc , on suit notre nouveau jusqu’au milieu du pont, en faisant démonstration de notre peur de tomber, puis dans une dramatique crise de panique collective nous avons simulé des chutes accidentelles en série ( on étaient 7 ou 8 gamins) du haut du pont dans la rivière ( environ 25 @ 30 pieds de hauteur).
Le seul a rester sur le pont en vrai état de panique a été notre grand parleur. Surtout paniqué de ne pas nous voir remonter à la surface. On avait nagé sous l’eau pour se cacher derrière les piliers, en riant comme des fous de l’entendre crier.
Le vrai danger de la manœuvre n'étant pas la chute, on l’a su à la fin de l’été…..quand le niveau d’eau à baissé significativement. Des barres d’acier tombés durant la construction s’étaient fichés verticalement dans le fond juste à l’endroit où on avait « chuté ». On aurait très bien pu s’empaler, et à plusieurs.
2- Georgeville, été 74, moto – tag, c’était notre nouveau jeu à moi et mon frère plus jeune. Ca consistait à arriver à tagger mon frère, lui étant à pied et moi en moto, au travers des arbres du verger. En courant après mon futé de frère derrière la grange, je me retrouve sur la vieille passerelle pour jeter le fumier. Avant l’avènement des équipement de nettoyage mécanique plusieurs petites fermes vidait le fumier à la « barouette » via une petite passerelle mince jusqu’au bout du tas. Comme la passerelle était trop mince même pour avoir un appuis stable sur mes pieds, j’ai eu la « brillante » idée de faire mon « Evil Kenivel » et sauter la passerelle en moto. Comme je prenais de la vitesse ma roue avant est débarqué de la passerelle; résultat ,un superbe plongeon de face et roulade- pilote/moto. Heureusement pour moi, la moto m’est passé par dessus trois fois sans m’atteindre. Par chance , la grange était désaffectée depuis plusieurs années, donc je me suis retrouvé la face dans du fumier déjà séché…..et aucune blessure, sinon l'orgueil.
3- Georgeville, été 76, autre tentative de Evil Kenivel, pour impressionner les amies de ma sœur ( qu’est-ce qu’on ferait pas pour impressionner des filles quand on est ado). Mon plus jeune frère (encore lui !!) avait érigé en face de la fenêtre de la salle de jeu , une rampe de saut à bicyclette. J’ai eu la « brillante » idée d’en faire une rampe de saut à moto. Donc , j’essaie la rampe lentement pour voir sa solidité , sans remarquer que la position re lative de la feuille de contreplaqué du dessus avec celle de la montée. Je me prend un bon élan , assez pour arriver au saut en 4 ème vitesse, la première roue passe bien , la seconde décide de rester là , et je fais un plongeon d’environ 20 pieds dans les airs sans filet de réception….résultat surperbe roulade de judo, avec clavicule droite fracturé net, incapable de redresser mon bras pendant.
Sous l'impact de la moto arrivant en pleine vitesse la première feuille de contreplaqués à repoussé la seconde, la roue avant étant déjà passé ,c'est alors ma roue arrière qui a été bloqué .
Les filles ont été impressionnées , surtout quand j’ai perdu conscience en entrant dans la salle de jeu mon bras droit pendant et mon casque dans l’autre main. Saviez-vous que les médecins replacent une clavicule cassée sans anesthésie, moi j e l’ai appris cette fois là. Quand le « docteur » m’a mis un morceau de bois dans la bouche et est passé derrière moi, une main sur l’omoplate et l’autre sur l’épaule droite, et crac. Ma sœur et ses amies venu m’attendre dans la salle d’attente , m’ont entendu crier.
4- Georgeville, Mars 77, autre tentative de Evil Kenivel, en auto. Honnêtemnt je suis pas fier de cettte période de mon adolescence.
Je « descendais comme on dit » de Georgeville vers Magog, un peu vite, disons plutôt aussi vite que mon auto pouvait aller. J’avais une Pontiac Lemans T37 (moteur 8 cylindre 371 p.c., enfin je crois !!) et un « imprudent » habitant du chemin est sorti de sa cour et s’est immobilisé au travers de la route devant moi, à quelques centaines de mètres plus loin. Évitant de freiner brusquement , j’ai ralenti autant que je le pouvais et j’ai simplement dit à ma blonde et mon copain; « Tenez vous bien », j’ai enligné le banc de neige haut de 2 mètres (congère qu’on dit ) au bon angle, suis monté dessus à environ 120 KM/hrs, roulé sur le dessus sur environ 50 mètres, suis redescendu sur la route. J’ai bien essayé d’aller dire deux mots au conducteur qui m’avait barré la route mais sans succès, il avait disparu. En arrivant à Magog, mon auto est tombé en panne, l’intérieur du capot était plein de neige. En descendant de l’auto, j’ai pris conscience de ma chance, mes jambes sont devenus molles, et c’est la dernière fois que j’ai fait de la vitesse.
Libellés : folie, tranche de vie

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