Chronique d'arrière-cour (Symphonie du soir tombant)
Après le souper, par un soir frais de fin de journée pluvieuse en ce 15 Juin , anniversaire de ma fille j’ai pris place au première loge pour une autre symphonie du soir tombant.
Du haut de ma galerie.
En ouverture une bande de corneille au loin se chamaille probablement avec une chouette rayé.
Un pic doré traverse l’espace de ma cour en hurlant. Sur le haut d’un arbre mort un jaseur des cèdre fait valoir son nom.
Des merles d’Amérique font leur commérages. Bruyant.
Des roselins pourpres entonnent comme une chorale, un jet de signaux en Morse harmonieux.
Un chardonneret jaune y mets sa touche.
Un pic chevelu répond dans un toc-toc , toc-toc-toc net..
Du fond de la vallée se forme un brouillard qui monte tranquillement.
Le vrombissement des colibris signale leur présence en alternance à leur abreuvoir tout près de moi.
Un bourdon passant par là rivalise avec la tondeuse du voisin.
Un chien qui jappe chez l’autre voisin perce l’espace sonore, suivi par une moto en cavale.
Parfois sans raison ,le silence, puis une grive solitaire repars la bal avec son chant flûté.
Traversant le ciel vers moi il me semble voir un bruant indigo.
Au travers des branches et allez savoir comment , j’observe une mésange qui sautille en chantant d’une branche à l’autre.
Soudain un petit cri à ma droite , me permet d’apercevoir une fauvette masqué.
Un moment de silence amène du fond de la vallée le bruit de la rivière St-Francois qui s’écoule en rapide, suivi du bruit sourd d’un avion de ligne probablement en route vers l’Europe.
Comme pour répliquer au calme qui s’établi les merles reprennent leur jacasserie, repris en coeur par la flûte d’une grive des bois comme en finale « fade out ».
Pour signaler en final, la présence des hommes un train fait entendre son sifflet à un passage à niveau quelque part très loin.
Voici que je prend congé , avant même le rappel des rainettes dans la noirceur qui gagne mon arrière cour.
Libellés : beaux moments, musique, nature
Et si
Et si cette femme auquel je rêvais ?
Et si celle que je côtoie ?
Et si j’avais osé ?
Et si je faisais ce que dois ?
Et si je ?
Et si?
Combien de fois je me suis remis en question sans jamais aller jusqu’au bout, combien de fois j’ai remis à plus tard, combien de fois pour en fin de compte laisser au temps le soin de faire arriver les choses?
Ma vie semble comme un noeud de Moebius, revenu sans fin au début. Ma vie qui n’a de sens que ma présence, que ma conscience d’être. Témoin de destin glorieux, de réalisations des autres, d’actions inscrites dans le temps, mais rien à mon actif.
Rien à inscrire sur une épitaphe, encore moins à souvenirs.
Et portant je ne sens pas que tout est inutile, ni que je n’ai rien a y faire. Peu, je suis peu mais ni rien. Combien de fois un mot, une attitude, un sourire pourrait avoir fait une différence et jamais je n’en saurai rien.
Donc ni plus , ni moins je suis, c’est peut-être suffisant!
Libellés : réflexion
Désir
Il marche d’un pas nonchalants de celui qui n’attend rien,
Soudain il la voit , elle est là qui sort d’une boutique,
Elle le voit, il saisi l’instant fugace juste avant que rougissante baisse les yeux,
Elle replace une mèche de cheveux, un regard furtif,
Nait le désir
De derrière il frôle des lèvres son cou,
Ses mains doucement effleurent ses épaules découvertes,
S’étendent en coulée sur les monts,
Et descendent en glissant lentement vers la pointe du sein,
Monte le désir
Désir dont l’homme est esclave,
Désir qu’il doit faire naitre,
Désir qui doit monter,
Désir qui dépasse le plaisir,
Désir par qui l’homme est,
Désir absent peut l’anéantir.
Désir, sans, comment être Amour ?
Désir, sans, quel avenir ?
Désir, sans, sinon quoi?
Désir, sans, je ne sais pas.
Libellés : l'Amour, réflexion
Ici le bonheur
Le bonheur c’est quoi ? être heureux c’est quand ?
Le bonheur c’est ce soir au retour d’une soirée musique , emplis de son à écouter le chant des arbres et la chorale de rainettes.
Le bonheur c’est l’odeur du pain grillé et sa musique quand il craque sous la dent
Le bonheur c’est la voûte scintillante des étoiles assis sur la galerie,les pieds sur la balustrade, le torse nu dans la première tiédeur du printemps.
Le bonheur c’est de tout avoir cela en même temps et surtout, surtout savoir que tout près quelqu’un que l’on aime , nous aime et nous attend.
Être heureux c’est quand tout cela t’arrive et dans un délais assez court, parce que le bonheur est un moment fugace auquel on donnerait notre vie pour l’atteindre. Être heureux c’est quand le souvenir d’un moment de bonheur est encore présent et qu’un ou plusieurs moments de bonheur surviennent.
Le bonheur est ce moment si court auquel on sacrifie nos vies, c’est la recherche de ce moment magique habituellement rare dans une vie traditionnelle. Non content d’être rare nous essayons de reproduire identiquement ce moment, sans grand succès d’ailleurs.
En plus le bonheur se présente très souvent sous d’autres traits que ceux auxquels on s’attend. Aveugle à sa beauté réelle, et sourd à son chant harmonieux nous passons notre chemin sans s’en rendre compte. Ces manquement nous rattrapent certainement ,tant d’occasions perdues trop éblouis par des soleil artificiels pour voir ce qui n’est que là tout prêt, déjà dévoué mais oubliéLibellés : humanité, mythe, réflexion
BonGarsité Aigue II
Merde que les Femmes sont compliquées !! faut deviner ce qu’elles désirent même si elles ne le savent pas.
Dans le domaine des relations amoureuses, il y a deux type de gars; Les Gars et les « Bon gars ». Les « Bon gars » ont une maladie la « BonGarsité » dont j'ai déjà évoqué l'existence.
La « Bongarsité aigue » est une maladie invalidante affectant certains hommes doté d’un physique quelconque; ni laid ni beau, habituellement neutre. Cette maladie affecte des hommes aux comportements plutôt évolué, dont la caractéristique principale s’apparente à la tare qu’on appelle les « Hommes roses ».
Peut-être est-ce la souche des « Hommes Roses » , issue d’une mutation génétique dont l’origine remonte aux années 70, dans la foulée de l’épidémie du virus à double souche « Hippie-féministe » dont les symptômes étaient une nette propension à l’Amour et à la Liberté, avec des effets collatéraux de redéfinition du respect, des rapports de domination homme-femme.
Pourquoi je traite la Bongarsité comme une maladie? Simplement parce que ca devient invalidant, ca invalide les rapports amoureux. Par exemple, mettons une situation fictive ( ouais , ouais on connais !!) ou un homme arrive chez sa blonde, toujours très motivé en voyant sa blonde. Après quelques moments d’entrée en la matière, bavardage, quelques bières, histoire de se raconter chacun notre journée,la satisfaction de la motivation est décalé quelque peu jusqu’au moment de passer à l’autre pièce. Puis vient un flot de caresses douces, longues et langoureuses entrecoupées de discussions existentielles propice aux montées des sens. Soudain sans qu’on sache trop comment , voilà que sa motivation à elle est emporté par une langueur , un accès de fatigue. OFF, voilà ou la « Bongarsité » devient invalidante. Le gars pas affecté de cette maladie vas exiger satisfaction.
Au lieu de revendiquer satisfaction, et entrainer ainsi « peut –être » sa douce vers des sommets de plaisir, le « Bongarsité » accepte bêtement en se soumettant au nom du respect d’elle. Soyons clair, je ne prône d'aucune facon les abus de pouvoir, surtout en ce qui concerne le sexe. Je me questionne seulement sur la zone floue entre le " Je me sens pas en forme pour ca !" et " Mais tu peux me convaincre ou me Rallumer". Loin d’améliorer la relation cette marque de respect devient source puissante de frustration pour le gars, et vas provoquer invariablement des effets collatéraux importants. Donc, la réaction de respecter sa volonté de mettre fin aux ébats par lassitude, ou par manque d’énergie vas simplement amener les deux dans une impasse.
Le pire est que cette « Bongarsité » loin de faire unanimité auprès des femmes semble plutôt les repousser, parfois j’ai l’impression qu’elle désirent qu’on les entrainent au dela de ce qu’elles demandent verbalement. Les hommes devraient déterminer sans erreur la marge entre ce qu’elles demandent verbalement et la part de « domination » qui les maintient « allumé ». J’essaie de comprendre comment les aimer sans devenir leur jouet qu’elles vont aussitôt rejeter et sans non plus devenir leur bourreau et abuser d’elles. Parce que ce qui est difficile c’est de rester sur le fil du rasoir sans tomber de l’autre côté, lorsqu’on passe du côté indépendant la tendance est de l’être de plus en plus. Et l’indépendance à outrance est à l’opposé du rapprochement d’une relation. De l’autre côté il y a l’Amour sans limite et sans retenu, celui ou on se laisse complètement consumer dans l’autre, celui destructeur et invariablement étouffant.
Consulté à cet effet mes meilleures conseillères (mes filles ) m’ont mise en garde de ne pas généraliser , mais que toutefois cette théorie avait une assise assez forte chez la gent féminine. Questionné quand au pourquoi de ce comportement assez déroutant mes expertes avaient des avis partagés :
a) soit que les femmes omettent volontairement d’exprimer la vérité pour tester le conjoint,convaincu que la connaissance divinatoire de leur besoin profond est signe que leurs Amour est puissant,
b) soit que celle-ci n’ont même pas conscience de leur désir réel, si le conjoint ne réagis pas de la facon voulu elle sera décu ou fâché, le sentiment d’être soumise au désir de l’homme les rassurent et leur enlève toute responsabilité de leur propre désirs. Selon mes filles plusieurs hommes seraient aussi sujet à agir ainsi, se soumettre aux désirs de leur femmes pour s’enlever la responsabilité de leur pulsions. QUID, en suis-je ?Est-ce un message ??
Je dois vous avouer que ma consultation m’a jeté en bas de ma chaise, où Diable mes propres filles ont elles appris cela ? Probablement par leur mère, parce que pour ma part j’ai l’impression de ne rien connaître des femmes. En tout cas , chapeau, elles vont certainement éviter bien des écueils avec leur compréhension des relations amoureuses. Elles n’auront pas besoin d’utiliser ce subterfuge, elles ont le courage d’assumer leurs actes.
Libellés : l'Amour, réflexion
La fois où-- j'ai mis ma vie en danger
Dans la série « La fois où!! » voici quelques - une de celles où j’ai mis ma vie en danger….M’enfin presque, mettons que vous jugerez vous même.
1- Ste-Hyacinthe , début de l’été 70, un nouveau venait d’arriver en ville, et s'était déjà établi en peu de temps une réputation de « grand parleur, petit faiseur » donc notre gang étant socialement éducative , nous avions décidé d’en finir avec sa mauvaise manie.
On l’avait habilement manipulé pour l’amener à nous proposer l’épreuve de courage « ultime » (pour une bande de gamin de 10 ans…) soit la traversé du pont en construction, on devrait plutôt dire " La traversé sous le pont". S’agissait de traverser le pont en construction entre Douville et le village de La Providence enjambant la Yamaska. En longeant le côté des poutre d’acier principale sous le tablier suspendu au dessus du vide avec pour se tenir une barre d’acier utilisé par les monteurs pour se rendre aux sections de boulonnage.
Donc , on suit notre nouveau jusqu’au milieu du pont, en faisant démonstration de notre peur de tomber, puis dans une dramatique crise de panique collective nous avons simulé des chutes accidentelles en série ( on étaient 7 ou 8 gamins) du haut du pont dans la rivière ( environ 25 @ 30 pieds de hauteur).
Le seul a rester sur le pont en vrai état de panique a été notre grand parleur. Surtout paniqué de ne pas nous voir remonter à la surface. On avait nagé sous l’eau pour se cacher derrière les piliers, en riant comme des fous de l’entendre crier.
Le vrai danger de la manœuvre n'étant pas la chute, on l’a su à la fin de l’été…..quand le niveau d’eau à baissé significativement. Des barres d’acier tombés durant la construction s’étaient fichés verticalement dans le fond juste à l’endroit où on avait « chuté ». On aurait très bien pu s’empaler, et à plusieurs.
2- Georgeville, été 74, moto – tag, c’était notre nouveau jeu à moi et mon frère plus jeune. Ca consistait à arriver à tagger mon frère, lui étant à pied et moi en moto, au travers des arbres du verger. En courant après mon futé de frère derrière la grange, je me retrouve sur la vieille passerelle pour jeter le fumier. Avant l’avènement des équipement de nettoyage mécanique plusieurs petites fermes vidait le fumier à la « barouette » via une petite passerelle mince jusqu’au bout du tas. Comme la passerelle était trop mince même pour avoir un appuis stable sur mes pieds, j’ai eu la « brillante » idée de faire mon « Evil Kenivel » et sauter la passerelle en moto. Comme je prenais de la vitesse ma roue avant est débarqué de la passerelle; résultat ,un superbe plongeon de face et roulade- pilote/moto. Heureusement pour moi, la moto m’est passé par dessus trois fois sans m’atteindre. Par chance , la grange était désaffectée depuis plusieurs années, donc je me suis retrouvé la face dans du fumier déjà séché…..et aucune blessure, sinon l'orgueil.
3- Georgeville, été 76, autre tentative de Evil Kenivel, pour impressionner les amies de ma sœur ( qu’est-ce qu’on ferait pas pour impressionner des filles quand on est ado). Mon plus jeune frère (encore lui !!) avait érigé en face de la fenêtre de la salle de jeu , une rampe de saut à bicyclette. J’ai eu la « brillante » idée d’en faire une rampe de saut à moto. Donc , j’essaie la rampe lentement pour voir sa solidité , sans remarquer que la position re lative de la feuille de contreplaqué du dessus avec celle de la montée. Je me prend un bon élan , assez pour arriver au saut en 4 ème vitesse, la première roue passe bien , la seconde décide de rester là , et je fais un plongeon d’environ 20 pieds dans les airs sans filet de réception….résultat surperbe roulade de judo, avec clavicule droite fracturé net, incapable de redresser mon bras pendant.
Sous l'impact de la moto arrivant en pleine vitesse la première feuille de contreplaqués à repoussé la seconde, la roue avant étant déjà passé ,c'est alors ma roue arrière qui a été bloqué .
Les filles ont été impressionnées , surtout quand j’ai perdu conscience en entrant dans la salle de jeu mon bras droit pendant et mon casque dans l’autre main. Saviez-vous que les médecins replacent une clavicule cassée sans anesthésie, moi j e l’ai appris cette fois là. Quand le « docteur » m’a mis un morceau de bois dans la bouche et est passé derrière moi, une main sur l’omoplate et l’autre sur l’épaule droite, et crac. Ma sœur et ses amies venu m’attendre dans la salle d’attente , m’ont entendu crier.
4- Georgeville, Mars 77, autre tentative de Evil Kenivel, en auto. Honnêtemnt je suis pas fier de cettte période de mon adolescence.
Je « descendais comme on dit » de Georgeville vers Magog, un peu vite, disons plutôt aussi vite que mon auto pouvait aller. J’avais une Pontiac Lemans T37 (moteur 8 cylindre 371 p.c., enfin je crois !!) et un « imprudent » habitant du chemin est sorti de sa cour et s’est immobilisé au travers de la route devant moi, à quelques centaines de mètres plus loin. Évitant de freiner brusquement , j’ai ralenti autant que je le pouvais et j’ai simplement dit à ma blonde et mon copain; « Tenez vous bien », j’ai enligné le banc de neige haut de 2 mètres (congère qu’on dit ) au bon angle, suis monté dessus à environ 120 KM/hrs, roulé sur le dessus sur environ 50 mètres, suis redescendu sur la route. J’ai bien essayé d’aller dire deux mots au conducteur qui m’avait barré la route mais sans succès, il avait disparu. En arrivant à Magog, mon auto est tombé en panne, l’intérieur du capot était plein de neige. En descendant de l’auto, j’ai pris conscience de ma chance, mes jambes sont devenus molles, et c’est la dernière fois que j’ai fait de la vitesse.
Libellés : folie, tranche de vie
Vas savoir

En écrivant mon texte hebdomadaire (Le Verbiateur) pour le journal du bureau, j'ai encore utilisé cette formule classique "Je sais, je sais.." et ca m'a donné l'envi de réécouter cette chanson
J'ai parfois des réactions allergiques à l'utilisation qu'on fait de You Tube mais dans ce cas, ca m'a permis de revenir loin en arrière en ce soir de Noël ou la première fois j'ai entendu cette chanson.
"Le jour ou quelqu'un vous aime il fait très beau, il fait très beau !!"
Libellés : humanité, l'Amour, réflexion