demande au Père Noël
Encore une fois au matin de Noël , il se reveille en se demandant pourquoi son souhait n’a pas été exaucé.
Encore une fois il crois que le Père Noël a décidé qu’il ne le méritait pas.
Encore une fois il cherche ce qu’il a fait de mal, et il trouve toujours une faute ici et là, si petite qu’il se demande vraiment s’il y faute et pourtant.
Encore une fois il en veut un peu ce matin au Père Noël, et il se demande si ce n’est pas cela la faute, parce qu’à chaque année c’est la même chose.
Encore un fois, il en avait tant espéré, il l’avait tant désiré. À voir les autres qui en ont, partout il les voient qui en profitent, qui rient et chantent.
Encore une fois il en a tant manqué et souffert, et pleuré.
Encore une fois, il regarde et en vois d’autres et il sait qu’ils n’ont pas agis mieux que lui et pourtant ils l’ont eu, même que parfois il en abusent et l’endommagent, mais lui il ne l’a pas.
Encore une fois il a envi de crier, de se révolter, de se plaindre mais va se taire parce qu’il commence a croire qu’il ne le mérite pas.
Encore une fois, il n’a pas recu son Willi Waller 2006 !!!
Le Fil D'Ariane
Tentons de suivre le Fil d’Ariane par lequel nous pouvons venir à bout de comprendre la nature féminine. Si toutefois il est possible un jour de comprendre ce paradoxe qui entre en jeu dans le processus de séduction. De quoi je parle, hum…hum…je me lance et tant pis pour les tomates……
Je parle de cette propension (je vais faire de gros effort de langage !!) qu’ont les femmes ( OK pas toutes!!!) d’avoir un message ambiguë quand il est question de leur critères de sélections dans leur choix de partenaires masculins.
D’un côté les femmes clament tout haut leur désir d’un homme attentionné, n’ayant pas peur de l’engagement et de l’autre elles vont se pâmer devant le type macho qui les traite comme si c’était du bétail.
En fait c’est faux, les machos vont agir en disant tout ce que les femmes veulent entendre et elles aiment ca, mais le gars n’a pas de considérations pour la femme en face de lui, ce n’est qu’un objet de désir. Lequel objet n’a plus de valeur dès que possédé.
Voyons maintenant la situation inverse, le « bon » gars attentionné, qui souhaite et démontre son désir d’engagement sérieux dès les premières rencontres avec une femme. Le bon gars est un sensible souvent en manque d’amour, d’où son empressement. Le bon gars qui considère la femme comme un être intelligent et capable de jugement. Mauvaise stratégie, la femme face à cet empressement va le fuir comme la peste.
Pourquoi ? On pourra dire : « trop c’est comme pas assez », mais ca n’explique pas cette réaction. D’aucun diront que les femmes ne savent pas ce qu’elles veulent, je considère que cette réponse démontre un mépris à l’intelligence des femmes. Les femmes que j’ai interrogé elles même auraient tendance à donner cette réponse, parce qu’aucune n’a réussi à m’expliquer le phénomène.
Et si c’était simplement que les femmes sont devenues trop féministe? Quel rapport avec cette dualité ? C’est très simple les femmes sont assez intelligentes pour comprendre que leur intérêt est dans un homme qui va être attentionné, engagé, fiable, et fidèle. Mais l’homme trop entreprenant est percu comme une menace parce qu’il semble diriger la danse, les buts sont clairs. La peur d’être dominé parce qu’elles ne sont pas aux commandes, les relents des abus du passé. Les fantômes de l’homme qui choisissait et de la femme qui se laissait faire, et qui ensuite faisait abuser d’elle.
Mais est-ce que les femmes gagnent à diriger toujours une relation, ou plutôt d’avoir le sentiment de diriger? À mon avis, tous se retrouvent perdants sur toute la ligne. Les femmes choisissent trop souvent le beau risque du macho, qui va disparaître dès que la possession est accomplie, laissant la femme brisé et honteuse d’avoir été trompé par de belles paroles. Le macho avec son succès maintient ce fonctionnement et se retrouve avec le « vide émotif », mais beaucoup de considération pour ses « succès amoureux ». Le bon gars reste souvent seul avec la frustration d’avoir été floué par le message des femmes.
Les conséquences, des machos incapable de s’embarquer dans une vrai relation, des femmes méfiantes faces aux hommes, des bon gars plus tout à fait aussi bon gars.
Les solutions, vision simpliste......;
Que le macho accepte les défaites lié intimement à la vulnérabilité d’ouvrir son cœur.
Que la femme accepte de se laisser aimer avec la vulnérabilité que ca implique
Que le bon gars accepte le risque de ne pas être ce que la femme désire et de ne pas être choisi.
Bon ben mettons que c’est une tentative, j’ai peut-être échappé le Fil d’Ariane en chemin…..Est-ce qu’un jour ce sera clair ? Est-ce qu’il faut que ce soit clair ?
Joindre l'utile à l'agréable !
Publicité personnelle (quel épouvantable abus !!)
J'aurais à offrir le gite pour ceux qui ont à venir dans la région de l'Estrie et qui serait intéressé, une chambre disponible une semaine sur deux, pour une ou plusieurs nuits . La maison est situé un peu hors de Sherbrooke dans un environnement magnifique.
Le but premier , m'aider sur base de contribution volontaire à garder ma maison (petit problème financier) en vous faisant profiter du confort de ma maison. Les buts secondaires faire connaissance avec vous et animer un peu cette cabane par votre présence. La présence de visiteur aide à motiver pour l'entretien !!!!!.
La manière, vous communiquez avec moi par courriel (
rogmorin@interlinx.qc.ca), premier arrivé premier servi. Vous laissez ce qui vous convient en retour d'un hébergement, et vous avez accès aux commodités, cuisine, piano, ordi, bref un peu comme chez vous. Vous voulez amener les enfants , pas de problème. Si vous voulez recevoir des amis en toute intimité, je vous laisse la place et vais faire un tour. Vous voulez faire connaissance, on se fait un bouffe et on rigole. Même que selon mes disponibilités je peux servir de guide dans la région.
Si vous êtes intéressé , je vous ferai parvenir des photos pour voir la vue, et vous montrer un peu de quoi la maison à l'air. C'est pas un château, ni moderne,ni full équip mais c'est chaleureux.
On fait ca simple, on en discute et on s'arrange.
Au plaisir,
Aller voir du côté sombre
Voir notre côté sombre , un sujet qui a été chaudement débattu dans un billet de Sophie (Je suis in-fidel).
Ca m'a rapellé les discussions tenu lors du massacre de Dawson, sur la tendance de démoniser les auteurs de tuerie pour s'en éloigner mentalement, émotivement , comme s'il étaient autre chose que des humains comme nous tous.
Je comprend l'horreur de mettre sur le même pied ,un Hitler, un Staline, une Mère Thérésa et un Gandhi mais ca demeure une réalité. Ils ont tous vécu une enfance, ils ont tous appris à faire leurs besoins, ils ont tous appris à devenir propre, ils ont tous eu des carresses , des remontrances, des peurs, des échecs, des amours, des déceptions....ils avaient tous un corps, et un esprit.
Comment vivre avec la connaissance qu'en chacun de nous réside ces anges et ces démons, comment en sont ils devenus des anges et des démons?
J'aimerais que quelqu'un prenne le temps de faire la lumière sur l'éclosion du bien ou du mal .
Parce que la lumière la dessus vient peut-être justement de la lumière....peut-être ont-ils fait place à la lumière pour éclairer leur côté sombre. Peut-être faut-il creuser dans la partie sombre pour que la lumière s'y rende....
Est-ce qu'un Hitler à eu peur de faire face à son côté sombre? Les bêtes qui se terrent dans notre côté sombre se nourissent de noirceur, y amener la lumière les tuent à coup sur. Les y maintenir à la noirceur leur donnent de la force et leur permettent de prendre le contrôle.
Est-ce cela que Jésus à fait dans le désert affronter son côté sombre? Est-ce qu'on doit éviter à nos enfants de voir leur côté sombre ?
Allez hop , ouvrons les rideaux, et avec 2 Tylenol et un peu d'eau ca devrait aller !!!
Tenter le Vide
J’ai dernièrement compris une notion assez abstraite lié au paradigme de « Lâcher prise » . Le fameux « Lâcher prise » dont on entend toutes les versions possibles mais que peu de gens comprennent, moi inclus…. Le vide.
Je me souviens d’une expérience du « vide » que j’ai vécu l’an dernier lors d’une promenade autour d’un petit lac artificiel en Indiana. C’est une bizarre expérience que j’ai vécu alors que je marchais, probablement fatigué de ma journée de travail comme interface technique entre un groupe américain et un groupe Français pour un projet de construction aux Émirats Arabes Unis. À un certain moment il y a eu comme un état de grâce, un moment de « vide », je marchais , sentais les choses , ressentait la vie comme si j’étais parti intégrante de l’univers alentour. Je n’étais plus extérieur au monde mais interelié avec lui, comme si j’avais pour la première fois physiquement conscience du lien qui reliait mes pieds avec le sol, ma peau avec l’air ambiant, mon nez avec les odeurs et parfums environnants, mes oreilles avec tout les sons même les plus faibles, mes yeux avec les couleurs et textures, bref je sentait mon corps comme imbriqué dans l’énergie de l’Univers. Tout ca sans la moindre trace de drogue !!!! Et à l’instant ou j’ai pris conscience de mon état…pfuit … disparu…. Retour à la réalité.
J’ai compris, en fait je crois que j’ai compris , que c’est ce vide l’état recherché par le « Lâcher prise » , ce « vide » qui permet d’y mettre quelque chose de nouveau, c’est la place requise pour remplacer quelque chose par d’autre. Comme si le contenant avait une limite qui ne peut être dépassé, comme si notre bagage à transporter est limité. Même qu’on voyage probablement mieux sur la route de la vie avec un bagage plus léger, comme dans « avoir le cœur léger », ou à l’opposé l’image : « en avoir lourd sur le cœur » à peut-être un sens au premier niveau qu’on a négligé de considérer.
Le problème c’est que ce « vide » ne se commande pas, on n’arrive pas à le créer par la volonté. Ce « vide » apparaît quand on laisse tomber notre propre contrôle pour faire appel , même je dirais pour laisser « l’Autre – Un » faire à sa guise. Mon problème en est un de confiance, laisser faire « L’Autre-Un » à sa guise avec « Ma Vie », c’est la partie difficile.
Mon inquiétude c’est de ne pas mériter ce que je voudrais, c’est que peut-être je ne vaux pas ce que je voudrais. Je ne saurais dire avec certitude si c’est ma valeur dont je doute ou simplement que je ne lui fait pas confiance de décider ce qui est le mieux pour moi. Est-ce qu’on peux vraiment savoir ce qui est le mieux pour nous ? Qui me dit que je peux « Lui » faire confiance ?
Le risque , prendre le risque de faire confiance aveuglement, d’attendre une réponse, de saisir un signe. Et si j’étais incapable de saisir les signes ? Je me connais et j’interprète souvent mal les événements. Le sourire d’une femme me fait perdre les pédales, une attention et me voilà amoureux. Comment on fait pour attendre en confiance quand même nos perceptions des événements sont mise en doutes ?
Faire confiance est un acte de courage pour moi ….. c’est plonger sur recommandation, c’est foncer par directives, c’est faire face à l’inconnu par déductions.
Un , deux , trois, ……
Un soir au 69 Alizés
On a parfois la chance d'avoir des amis chez qui le temps est comme un ruisseau qui coule tranquille , avec un bruit de cascades qui enchante.
J'ai des amis chez qui un souper sans prétention arrosé avec une bouteille de vin , se tranforme en un moment de bonheur. On discute , on ris, on se réplique à grand cris amusés, on se désole de la bêtise humaine,on se console de beaux événements et se rassurent sur notre propre valeur.
Des amis pour qui on sent l'amour de l'humain, des amis pour qui la vanité, la prétention , le succès, les honneurs ne compte pas. Seul compte l'état d'esprit du présent, seul compte la profondeur de nos sentiments. Des amis qui m'encouragent à aller vers ceux qui me donne du positif, qui me réprimande pour ma tendance à sauver ceux qui ne peuvent l'être, qui me reproche presque sévèrement mes égarements à chercher vainement l'autre.
Ce sont des amis qui m'aiment et je le ressens, avec eux j'en viens à m'aimer moi même.
J'arrive de chez eux et c'est ce qu'on appelle une belle soirée !!
Le retour pour le futur (suite et fin)
J’étais finalement rendu dans les grandes ligues, celle qui donnent accès à des emplois convenables, celles qui permettent à tout le moins d’envisager un avenir décent. Je m’étais inscris en électrotechnique après qu’un ami lui-même technicien m’eut expliqué son métier et vulgarisé pour moi l’électricité. Voyez vous-même; l’électricité c’est simple il y a 3 paramètres qui en explique le comportement la tension (voltage), le courant et la résistance. C’est comme un boyau d’arrosoir si vous refermez l’orifice avec vos doigt vous augmentez la résistance et le courant (débit d’eau) étant le même la tension augmente (pression d’eau). Toutes les lois de l’électricité découlent de cette démonstration; V= RI.
J’allais apprendre un métier, j’étais super motivé à ne rien manquer, à tout savoir, à tout comprendre et rien ni personne n’allaient m’en empêcher. Les pauvres étudiants de ma classe allaient rapidement s’en rendre compte. D’ailleurs lors du premier cours, le prof assez zèlé commenca dès le début les explications théoriques, je m’attendais à démarrer un peu plus modérément. Et derrière moi, un élève fut rapidement largué….il ne comprenait manifestement rien, et se mettais à jacasser sans arrêt. Ca me dérangeais beaucoup, et après quelques minutes je me retournai et lui demanda poliment d’arrêter, que ca m’empêchais d’entendre le prof qui lui ne faisait rien pour maintenir la discipline. Quelques minutes après il recommenca son manège, cette fois je le dit tout haut pour que le prof entende : « OK c’est assez ferme ta grande christ de gueule, je veux écouter !! »
Salut messieurs, me voici !!! je ne suis pas ici pour jouer ou perdre mon temps !!! Ca a fait un effet marteau….. et le prof de me faire un de ces sourire…..je venais de me faire autant d’ennemis que d’amis. Le lendemain, le prof demanda qu’on élise un président de classe, je me suis proposé et j’ai été élu. Le programme en électrotechnique était considéré à ce moment comme un des plus exigeant. La preuve, au début nous étions 3 groupes de 20 élèves. Après une session, il n’en restait que 2 groupe de 18 élèves, après 2 sessions, il n’en restait qu’un groupe de 20 élèves. Étrangement selon les profs, de ce groupe 17 ont réussi leur DEC en électrotechnique, habituellement selon ces même prof beaucoup échouaient en cour de route même après la deuxième session. J’allais contribuer à changer cette donnée.
Un jour à la cafétéria on annonce une réunion de l’association des étudiants; on allait élire les représentants. Pour moi fraichement sorti de mes refrigérateurs, et du poulailler, la mention de l’association étudiante évoquait l’idée d’un groupe de jeune parasite, paresseux, fauteurs de troubles qui avait quand même le pouvoir de troubler la bonne marche d’un CEGEP et éventuellement de causer des pertes de temps en faisant des grèves pour des raisons ridicules. Il faut dire que mon père friant de politique était assez à droite dans ses opinions. Lors des mises en nominations j’ai sur un coup de tête décidé de me présenter dans l’exécutif de facon à ne pas leur laisser le pouvoir sur ma vie. Malgré moi, j’allais apprendre à voir l’autre côté de ce qu’on m’avait appris à ce jour.
Après une formation sur les tenants et aboutissant du milieu étudiants je me rendis compte que tout n’était pas parfait et que certains abus existait dans le milieu. Que les intérêts économiques prenaient le dessus sur l’intérêt de former des jeunes, que l’intérêt économique créait des injustices pour ceux moins nantis. J’appris aussi que des parents empêchait leurs jeunes d’aller dans des domaines moins prestigieux , que des jeunes manquaient du minimum pour vivre, bref l’autre côté m’apparu et me révolta . Certaine pratique admise dans le milieu comme se marier pour avoir des bourses d’études me révoltèrent aussi, et en assumant ma position j’ai créé dans notre milieu étudiant très conforme aux idées étudiantes révolutionnaires une sorte de commotion. Je n’étais pas malléable et pour le personnel permanent, c’était nouveau. J’avais mes idées, mes valeurs et je n’hésitais pas à les défendre. Mais ils allaient voir ce que ca peut donner comme résultats !!!
J’ai décidé suite aux nombreux cas d’abus par certains prof de prendre le rôle de négociateur, ce rôle n’existait pas à ce moment. J’avais par le fait de mon âge, la nature exigeante de mon programme et mes bons résultats une crédibilité auprès du personnels enseignants et de la direction du CEGEP. Je l’ai mis à profit, j’ai commencé à prendre des dossiers d’élèves en difficulté suite à des décisions controversée, ou des cas purs de harcèlement sexuels. Je rencontrais les différents intervenants et j’ai réussi à obtenir gain dans la plupart de mes « causes ». J’ai appris aussi à détecter les fraudeurs, et les tricheurs qui me demandait de l’aide et ceux-ci regrettait habituellement d’avoir eu affaire à moi. J’ai aussi appris à mes dépend que certaines valeurs de rébellion étaient tabous dans un CEGEP au détriment du bon sens.
Le CEGEP pour des questions économiques voulait imposer des frais de scolarité pour ceux qui devait prendre des cours de rattrapage durant la session d’été. Il était questions d’environs $10,000 dollars de frais. J’ai assisté à la réunion du conseil d’administration du CEGEP à titre de représentant étudiant et lorsqu’on m’a accordé un droit de parole j’ai plaidé la cause avec un certain succès. Le conseil ont accepté de ne pas imposer de frais mais à certaines conditions, en fait ceux qui se verrait imposer des frais était ceux qui prenait des cours d’été pour prendre de l’avance sur leur programme ce qui me semblait raisonnable. J’étais assez fier de moi, mais en sortant de la réunion il y avait environ une centaines d’étudiants rassemblé par les permanents de l’association qui m’ont hué parce que j’avais convenu d’un arrangement au lieu de m’opposer systématiquement telle que leur position à eux. J’ai appris que la rigidité existe et s’applique avec la force sans vrais égards aux résultats.
Dans mon groupe d’élèves, j’avais acquis une certaine notoriété par mes résultats, mais mon âge ( j’avais alors 26 ans alors que la majorité avait 19 ans),et mon comportement discipliné faisait que les autres se tenaient à distance. J’ai décidé de faire une équipe de ce groupe, j’ai commencé à sortir le soir avec eux, et j’ai même formé une équipe de hockey –bottine pour jouer contre une équipe de prof le vendredi après-midi. J’étais leur gardien de but sans talent mais avec une fougue, et une détermination qui me faisait faire des arrêts miraculeux !!! La vérité est que je gueulais tant que les profs s’énervaient et visaient tout croche. Mais le résultat de tout cela est que j’avais soudé un groupe en une équipe. Après les cours moi et un autre plus âgé nous faisions des sessions de rattrapage pour ceux qui avaient des difficultés. À la fin du CEGEP presque tous ont réussi leur DEC.
J’avais vécu durant ces 3 années une autre vie passionnante, et il était maintenant temps de passer au vrai travail. Mon futur était là !!!!
Trou noir dans la blogosphère

Toute la blogosphère a ét frappé de plein fouet par une nouvelle stupéfiante la fin de semaine dernière. Une certaine M.I. nous quitte temporairement pour vaquer à des tâches importantes.
Mais nous arborons le sigle afin d'aider ses disciples à supporter l'état de manque chronique de rire et de folie qui nous attend.
Fort heureusement la blogosphère est pleine de ressources, M.I. nous vous attendrons impatiemment !!
J'abdique !!
Je viens d'avoir un accident !!! Habituellement je suis très prudent quand je fais des travaux manuels.
Je vous explique, je suis en chantier chez moi, depuis le début de l'été, j'ai refait ma toiture, j'ai enlever la brique de ma facade, j'ai remplacé les portes et fenêtres, et remplacé le revêtement extérieur par du déclin de bois peint en usine.
En fait , c'est là que j'abdique, je n'ai pas terminé , et je vais laisser pour cet hiver le peu qu'il reste à faire. J'espèrais fort réussir à terminer cette fin de semaine mais samedi les conditions épouvantables ne m'ont pas permis d'avancer beaucoup malgré l'aide d'un copain. Il ne me reste que la pointe du pignon à faire.
Ce matin , très tôt j'ai commencé à travailler pour réussir à terminer. Il faisait froid mais beau, j'étais seul. En sortant travailler j'ai eu droit à un magnifique spectacle; des centaines d'oie qui se placaient en formation de vol. Dans le soleil du matin elles dessinaient dans les ciels des figures. à un moment j'ai apercu comme le dessin d'un escargot. Je me suis dit ; wow ca vas être une belle journée aujourd'hui.
C'est un peu difficile seul dans une échelle; d'une main on tiens le marteau pneumatique , et de l'autre on monte la planche de 16 pieds ( 5 mètres). Ca avancait assez bien. Jusqu'à ce que je sente l'échelle se dérober sous moi.
Dans ma hâte de terminer j'ai mal arrimer le bas de l'échelle. Je me suis retrouvé en pleine face 5 mètres en bas, j'ai pris l'échelle en pleine face.
J'ai senti ma tête éclater, le sang pissait. J'ai réussi à me rendre dans la maison appeller le 911 sans m'évanouir.
Verdict , je m'en sort avec seulement une fracture ouverte du nez, 7 points de sutures au dessus de l'oeil, 10 points de suture sur le nez, et une légère entaille sur la jambe. Ca aurait pu être pire, perdre conscience seul avec le sang qui gicle à -5 degré celsius, ca n'aurait pas été une bonne idée.....
Tout ca pour réussir à terminer mes travaux, ben ils vont attendre !!
Le retour pour le futur (suite)
J’étais donc accepté aux cours pour les adultes , le verdict après étude de mon dossier; tout refaire…..tout le cours secondaire. Les notes au moment de mon abdication ne permettait pas de conclure en ma capacité académique. Bon..quand il faut ,il faut !!! Comment de temps d,alloué pour le faire ? On m’accorde 12 mois pour reprendre 5 années de cours secondaire, on a beau dire que ce sont des cours secondaires….il faut quand même les faire et ce n’est pas secondaire, c’est primordial sinon pas de CEGEP….
Je me souviens que la veille de ma première journée d’étude après 7 ans, j’étais absolument stressé. J’avais ressorti mes vieux manuel scolaire, enfin ceux qui restaient. J’avais étudié chose nouvelle et dont je ne me remémmorait pas la dernière fois ……
J’arrive à l’école comme un combattant prêt à affronter les pires ennemis qui allaient surement me sauter dessus. Je me sentais comme un espion en territoire ennemi, ne pas se faire remarquer, ne pas attirer l’attention, être aux aguets. Imaginez après 4 ans seul à nourrir des poulets, un autre 3 ans à emballer du jambon dans un frigidaire, pour moi la vie sociale avec des étudiants tous ou presque plus jeunes que moi c’était un peu comme le Vietnam…. Bof j’exagère peut-être un peu !!!
J’étais à tout le moins très motivé car après quelques semaines j’accumulais les résultats et progressais à une vitesse folle. Il faut comprendre que la méthode par module était adapté pour les adultes soit de petit blocs de travaux suivi d’un examen court. Je faisais chaque jour entre 3 et 5 examens de différentes matières. C’est que le soir seul chez moi, je faisais des travaux dans mes livres donc en arrivant le matin j’avais toujours quelques examens à passer.
Le midi j’étais un peu mal à l’aise avec les jeunes donc je me réfugiais à la petite bibliothèque pour engloutir des livres…..un boulimique de culture j’étais….mais je ne les ai jamais vomi. En quelques mois j’ai réussi à passer au travers du programme au complet…. 8 mois au lieu de 12 …..sans trop m’en rendre compte. Le recteur m’a alors fait venir pour m’informer que mon séjour achevais…… non, non, non, non, non pas ca !!!
Si je quittais je n’avais plus droit au revenu de l’assurance-chômage, on était au mois de Août et je ne pouvais commencer les cours de CEGEP qu’en Janvier. Je me retrouvais donc sans ressources pendant 4 mois parce que j’avais trop performé. J’ai donc demandé au recteur la permission de demeurer à l’école durant les 4 mois restant. Drôle de requête à laquelle il a acquiessé après que je l’aie assuré de ma présence à chaque jour. Les professeurs de chimie et de physique m’ont vraiment aidé, je les avait convaincu d’accepter que je dépoussière un tas d’équipements de laboratoire inutilisés, monter les expériences et les documenter pour qu’ils puissent les utiliser dans leur cours. C’est ce que j’ai fait pendant 4 mois avant de commencer mon CEGEP en électrotechnique.
J’avais réussi le début de ma nouvelle vie, c’est étrange combien on peut vivre de nouvelles vies dans une vie !!! Un vrai chat (à suivre)