vendredi, février 23, 2007

Ski en folie part 2

Après avoir raconté mon histoire, la Barmaid me regarde et se mets à rire « C’est fou ton affaire !! S’il le faut on vas te trouver une place ». Et voilà qu’arrive sa patronne et amie, responsable ce soir là des installations : « Ca pas de bon sens !! Les parents appellent pour dire qu’ils sont incapables de revenir chercher leurs enfants, il va falloir trouver une solution ».
Et le téléphone de sonner, ils lui annoncent que la déneigeuse pour le stationnement est brisée !!! Il va falloir aider à sortir les autos embourbées dans le stationnement. Quelques jeunes adolescents lui prêtent secours pour pousser quelques 35 autos embourbées. Puis elle envoie les patrouilleurs de ski faire le décompte des jeunes qui restent, les quelques restants se retrouvent sans possibilité de rentrer chez eux. La barmaid s’offre à héberger tout le monde dans sa grande maison située tout près….on accepte, même les jeunes qui s’étaient mis en tête de passer la nuit dans le centre de ski à faire la fête.
Et on repart dans les 2 autos, la miennes et celle d’un des jeunes, la maison est à quelques centaines de mètres. Mais en arrivant devant, on s’apercoit que la route pour descendre jusqu’à la maison est presque complètement bloquée. Je prends une décision, on fonce dans le tas pour mettre les autos en sécurité et on les dégagera demain. Le jeune croyait pouvoir ressortir lui-même, n’a pas foncé….il se retrouve coincé mais avec la moitié de l’auto encore sur la route.
La situation devient urgente, si une déneigeuse arrive elle n’aura pas le temps de voir son auto et vas l’emboutir. On se met à creuser la neige avec nos gants, et à pousser, et creuser et pousser frénétiquement en espérant que le pire n’arrivera pas. Heureusement, on a réussi à avancer son auto suffisamment pour la mettre en sécurité, et quelques secondes après voilà que la déneigeuse passe en trombe…ouf !!!!
Notre hôtesse, nous fait l’honneur de nous faire visiter sa maison, puis après quelques temps à discuter devant le feu, tout le monde s’installe sur des lits installé à même le sol.
On a dormi, pas vraiment beaucoup, mais dormi quand même. Puis au petit matin, le plus jeune se réveille et réveille tout le monde parce qu’il avait une urgence à retourner chez lui !!!! Donc, en se levant qu’est-ce qu’on s’est tappé !!!! Les quelques centaines de mètres du chemin de la maison a remonter dans le vent et la poudrerie et ensuite creuser et désembourber les 2 autos.
Quelques heures à pousser, creuser, tirer, pousser, creuser…..jusqu’à ce que l’on les aient dégagées et stationné correctement de l’autre côté de la route. Puis, nous sommes retourné chez notre hôtesse qui nous a servi un délicieux déjeuner avant de prendre congé d’elle et de retourner chacun chez nous.
Voici la fin de mon aventure de tempête de neige, mais il y a un épilogue….à suivre

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dimanche, février 18, 2007

Ski en folie part 1

Semaine de fous……mercredi vous vous souvenez de ce qui s’est passé mercredi ; LA TEMPÊTE DU SIÈCLE sur Sherbrooke. Et c’est quoi qu’il a eu comme idée de génie en ce mercredi après le travail ? Eh oui, tiens je vais aller skier à MontJoye ….. Pour ceux qui ne sont pas au courant pour se rendre de Sherbrooke à Mont Joye (North-Hatley) il y a 2 trajets, soit passer par Lennoxville via le centre-ville de Sherbrooke ou passer par le village de Rock-Forest et par les chemins de campagne puis à travers la montagne, très beau chemin en conditions normales mais un peu beaucoup pentu !!!!!
Votre très humble serviteur ayant un don particulier dans ses choix de trajets , et bien il a choisi les chemins de campagnes etc….. par un temps fantastique au cours de LA PLUS GROSSE TEMPÊTE DE NEIGE à avoir eu lieu à Sherbrooke.
En partant du bureau, je m’engage sur la rue King ( rue principale de Sherbrooke pour votre gouverne) et comme il se devait mon pare-brise en entier est devenu opaque de buée , et les fenêtres latérales aussi…..je roule sur un rue achalandé durant une tempête et je ne vois absolument RIEN…..je ne sais comment mais j’ai réussi à me ranger dans un stationnement pour laisser l’auto se désembuer…..
Je repars et roule tranquillement jusqu’au premier embranchement d’où on peut choisir 2 chemins pour traverser la montagne , un que je connais pour être très abrupte et tortueux, et l’autre que je n’avais jamais essayé…..j’ai choisi la nouveauté et par le fait même l’inconnu, par un beau temps neigeux où on ne voyait pas à 30 cm devant l’auto….. très brillant, très très brillant !!!
L’avantage de cette route magnifique c’est qu’il n’y a pas beaucoup de trafic, ou plutôt devrais-je dire …. PAS DE TRAFIC DU TOUT…..incluant la trafic de la déneigeuse qui a oublié que cette route existe, pour tout dire même moi je n’étais pas certain du tout que la route existait…..en plus d’avoir une visibilité nulle par la neige qui tombe, j’avais un tapis blanc immaculé devant les yeux……et tout à coup ce se mets à descendre et je vois bien en descendant que de l’autre côté ca remonte…..pas mal !!!! Donc pour avoir une chance de survie, je dois accélérer ….C’est comme une course les yeux fermé et au moment ou la peur vous tenaille le plus vous accélérez !!!
Ben oui, j’ai réussi à passer parce que je suis là à vous décrire la scène !! Et là miracle je vois soudain des traces dans la neige, donc une autre auto est passé et comme je ne la vois pas dans un des fossés j’en conclu que la route doit être sous les traces !! Rassurant !! Quelques secondes plus tard je croise un panneau d’indication complètement couvert de neige, ce devais être intéressant mais je n’ai rien vu sinon la forme …un losange d’avertissement….. avertissement de quoi ?? Et devant tout à coup je vois des feux rouge arrières d’un véhicule utilitaire (4 X 4, VUS ) à l’arrêt, il doit être en panne !! Comme j’approche je vois le véhicule se remettre en marche et arrêter de nouveau, comme hésitant….. Soudain , une accalmie de vent me permet de voir un peu devant………..en bas je devrais dire……très en bas même !!!IL FAUT DESCENDRE CA !!!! Le VUS devant ne bouge plus, et je ne peut faire demi-tour….comprenant qu’il n’avait plus le choix le VUS se mets à descendre tout doucement, nerveusement, lentement, stresseusement lentement, une éternité je vous dit !!!
Oui, oui, le VUS a réussi à passer et moi aussi , mais les nerfs à vifs !! En arrivant sur le grand chemin , pas beaucoup mieux déblayé que l’autre , voilà que mes essuis-glace se mettent de la partie, un bloc de glace qui se déplace sur un pare-brise ca améliore pas beaucoup la visibilité quand il neige en rideau et que la route est mal dégagée, et ca abaisse pas le niveau de stress non plus !!!.
OUI,OUI,OUI, je sais !!! J’ai réussi à me rendre à la station de ski, puis jusqu’au bar de la station de ski !!!!!
J’ai pris la pinte de rousse qu’on m’a versé et là j’ai dit : « Moi , je repars pas d’ici, je couche ici s’il le faut mais je repars pas chez moi !!!! » Et mes bras qui tremblaient !!!! (À suivre )

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mardi, février 13, 2007

Aimer assez pour laisser aller

J’ai aimé assez pour la laisser aller.
Je l’ai rencontré , nous avons discuté ensemble de tout et de rien. Jolie, pas une beauté plastique, non de cette beauté formé des traces du passé, des épreuves de la vie. Une simplicité qui émeut, faite de son monde simple, et riche de la dure vie de labeur, d’effort , et de générosité.
J’ai aimé sentir son bras glisser sur le mien dans la salle obscure du cinéma. J’ai aimé sentir son odeur, subtil mélange de parfum bon marché et de fumée de cigarette, étrangement agréable. J’ai aimé écouter ses commentaires de femme humble et franche, qui se questionne et trouve elle même ses réponses. J’ai aimé les regards directs , message de celle qui n’attend que celui qui saura lui permettre d’exprimer sa chaleur, sa tendresse. J’ai aimé sa fierté de ce qu’elle a réussi dans la vie, avec moins que plusieurs mais avec plus de détermination, et plus de courage malgré des épreuves difficiles.
J’ai aimé et j’ai eu envie de la prendre, de profiter de sa vie, sa tendresse. Mais je ne l’ai pas fait, je crois sincèrement que j’aurais pu.
Mais je ne l’ai pas fait , pas par timidité, non . Je ne l’ai pas fait, et c’est par choix conscient, par amour. Je ne l’ai pas fait parce que c’est évident que nos mondes sont différents, trop différents. Je suis un intellectuel, un penseur, un chercheur de vie. Je suis un passionné d’action et de musique intense. Je suis un social, mondain à la limite.
J’aurais mis en place son malheur et le mien en permettant de créer le feu . J’aurais été irresponsable et cruel de créer une torture prochaine. Nos vies ne peuvent se dérouler en parallèle, trop de différences.
Et pourtant j’aurais eu envie d’être de ce monde à ce moment précis, d’avoir ces conversations, d’être honnête et de la prendre mais ca m’est impossible. Je sais en mon fort intérieur que je n’aurais pas été à la hauteur de ses besoins.
Je suis donc retourné chez moi dans mon vide froid et silencieux. J’ai remis cette musique qui me tords parfois le cœur et je vous ai écris, je me suis écris.

jeudi, février 08, 2007

Et il y a d'autres jours !!!

Il y a d’autres jours où on se rend compte de la beauté de cette vie qui nous fait parfois souffrir, mais nous fait aussi voir que l’on est quelqu’un de bien, voué à transmettre notre parcelle du bonheur, et de s’en rassasier. De ces jours ou on sait que notre vie est valable par ce que nous sommes comme personne, de ce que donnons aux autres. Je dirais même plus que valable , bonne , très bonne……
Parfois une intuition nous amène dans la lumière, notre propre lumière que l’on transmet sans trop faire exprès, mais oh combien salutaire. De se savoir lumineux , nous rend de cette lumière. Combien de fois j’ai refusé de donner de cette lumière bienfaisante par soucis de moi même, par ma propre suffisance , mon obsession de mes manques , de mes vides. Combien de fois je me suis refermé sur mon vide intérieur au lieu de m’ouvrir aux autres, et de me donner.
Qui a expérimenté ce don ouvert et gratuit peut se souvenir de ce bonheur indicible que l’on ressent d’avoir fait un bon geste. Un bonheur qui n’a rien a voir avec la gratitude que les autres peuvent nous exprimer, ni rien à voir avec les récompenses officielles, ou les reconnaissances publiques…..un bonheur qui vient de soi, pour soi.
Faites le autant que vous pouvez et voyez , sentez en les résultats provenant de votre intérieur comme une lumière émergeant du fond des abysses noires. Faites le gratuitement, simplement pour le faire et le sentir dans votre profondeur.
Donnez !! Donnez de votre sang, donnez de votre temps, donnez de votre argent, donnez de votre compassion, donnez de votre amour, donnez de votre force, donnez de votre savoir, donnez même à la fin de votre corps, donnez la vie, donnez, donnez sans retenu…….
Et surtout remerciez ceux qui vous recoivent, parce que savoir recevoir aussi est une bénédiction, parce qu’aussi recevoir est important. Ouvrir aux autres, veux aussi dire accepter de recevoir, accepter quand recevoir est presqu’aussi difficile que le vide. Accepter les autres quand l’on se sent petit et vulnérable, quand accepter nous ramène en bas. Accepter parce que c’est aussi ce qui fait du bien à ceux qui donnent. Accepter parce qu’on sait qu’on n’est pas invincible, accepter parce qu’on en a besoin.

mardi, février 06, 2007

Il y a de ces jours !!

Il y a de ces jours où une parole de chanson suffit, une affiche publicitaire, un air de musique, juste même une idée…. Et c’est la galère!!! La houle du cœur, qui déborde à chaque respiration pour laisser son sel sur la peau déjà trop séché par le vent d’hiver.
Il y a de ces jours où le vide dans le cœur ne peut même pas être comblé par le vide du travail. Un regard dans la mauvaise direction suffit à faire ressurgir les tourments dans la tête, une voiture ressemblance dans la rue qui devient un cauchemar.
Et comme pour d’autres jours , on attend la fin du flot, que le rythme reprenne normalement, que cesse les soubresauts salés et que sèches ces joues gelées. Puis la vie qui continue nous appelle dans son sillage, et ca passe.
Jusqu’à la prochaine fois , ou jusqu’arrive ce qu’on attend, ce qu’on attend tous au détour d’un panier d’épicerie, ou d’un message sur le répondeur, ou quoi encore , et quand donc ?