La part de l'autre - démon en soi
Je viens de terminer la lecture de « La part de l’autre » de Eric-Emmanuel Schmitt.C’est un roman dans lequel l’auteur crée ce qu’aurait pu être Adolf Hitler s’il avait été accepté à l’École des Beaux-Arts le 08 Octobre 1908, à Vienne
Troublant , très troublant….que s’est-il passé?
Comment on en arrive à prendre un côté ou l’autre de la pente?
Est-ce que quelqu’un quelque part aurait pu changer le cour de l’histoire?
Et moi ? Je me suis trouvé des ressemblances dans le traitement de la vie que Hitler( le vrai !!) en faisait, j’ai revu des moments ou probablement ma balance à penché du côté clair…. Mais sans vraiment expliquer pour quelle raison j’ai alors penché de ce côté; un coup de vent, un événement fortuit ??
Aujourd’hui j’ai appris certaines choses de la vie , l’Amour, la haine, la peur, la paix, la violence. Durant toute ma vie, j’ai fait preuve de retenu dans certains domaines ( le sexe , la violence, la drogue).La société et surtout l’Église faisait bien des mises en garde à l’époque, peut-être que j’ai accepté cette doctrine parce qu’on m’avait convaincu du mal présent en moi , surtout ne pas laisser le fauve s’échapper.
J’ai vu des gens emportés par le « mal » qu’ils ont laissé s’évader, mais j’en ai vu beaucoup plus souffrir toute leur vie de la crainte de libérer le « mal » en eux. Qu’en est-il réellement ?
J’ai réussi une certaine libération de ces hantises, j’y ai compris que si on tente de nier ce mal en nous , on le nourrie , on le couve, on lui donne la force du volcan, on amorce une bombe. L’accepter, le nommer, et l’éclairer de notre compréhension, c’est le désamorcer, le désarmer. Induire dans l’esprit le doute, s’éloigner des convictions profondes, remettre en questions les certitudes voilà autant d’antidote au mal , que pourtant notre société rejette, pourquoi?
La nuance affaisse l’édifice de la bêtise humaine. Au contraire la rigidité construit des murs séparateurs, érige des cachots. La doctrine permet de monter la structure qui nous détache de l’humain en nous , nous « élève » de la terre pour se confondre avec les Dieux. Le doute nous ramène sur terre, l’humilité nous rend humain. Est-ce que l’humain doit s’élever dans les Cieux ?
P.S. En écrivant mon titre j'ai eu comme un flash... de déjà vu
